De nombreux salariés sans papiers grévistes de toutes les entreprises en grève de l'Essonne, ainsi que de nombreux soutiens, se sont rassemblés ce vendredi 5 mars de 12h à 14h devant le siège du MEDEF de l'Essonne. Ce rassemblement, organisé par le comité pluraliste de soutien aux salariés sans papiers en grève, s'inscrit dans le combat mené actuellement pour obtenir des employeurs les CERFA, documents officiels qui prouvent que le salarié travaille dans l'entreprise. Ces CERFA sont indispensables pour peser dans la négociation que le "comité des 11" (association et syndicats) comptent mener avec le ministère du travail en vue d'une circulaire de régularisation garantissant le traitement égal de tous ces salariés, au niveau national. Le MEDEF pourrait intervenir auprès des employeurs pour faciliter l'obtention des documents: nous avons, dans l'Essonne notamment, la preuve que les chefs de certaines entreprises ne sont pas si prompts à les établir!

Il est de bon ton aujourd'hui de compatir ou bien de s'intéresser aux chances de "survie"/de "faillite" de la Grèce (selon une perspective plus ou moins "philhellénique"). Si l'on suit les commentaires qui inondent les médias conventionnels, on retrouve plus ou moins les mêmes "inquiétudes", on lit entre les lignes les mêmes préoccupations de tous ceux qui ne se soucient guère de la Grèce ou des autres "Porcs" (les fameux PIGS, Portugal, Irlande, Grèce et Espagne), mais qui ont comme objectif tout simplement de servir au public encore une leçon d'orthodoxie capitaliste, néolibérale, telle qu'ils nous l'ont servie en 2005 lors du référendum ou telle qu'ils ont reprise lors du débat sur le traité de Lisbonne et le référendum "promis" en 2007 (par les candidats Sarkozy et Royal) et jamais réalisé. Mais qui se soucie vraiment du peuple et des salariés grecs? Comment pouvons-nous vraiment nous intéresser au sort de ceux qui, il y a trois jours, sont descendus dans la rue (ou sont restés résignés chez eux), pour demander que la crise ne détruise pas leur vie? Comment, dans une Europe où la solidarité n'existe pas officiellement, le public d'un autre pays pourrait se sentir concerné par ce qui se trame derrière son dos dans un coin du Sud-Est du continent? Comment pourrait-on prendre conscience de l'ampleur de l'hypocrisie et du cynisme des libéraux, du fait que la Grèce n'est qu'un terrain d'expérimentation et que ce qui lui arrive nous met tous devant nos responsabilités?








visites
visiteurs uniques