Henri Proglio, pdg d’EDF et président de Veolia, touche donc deux salaires, contrairement aux engagements pris en son temps par la Ministre de l’Economie. Et pas de la roupie de sansonnet ! 450 000 euros côté Veolia, 1,6 million côté Edf, soit plus de deux millions d’euros ! Normal, nous dit aujourd’hui Lagarde, c’est un « bon patron ». La preuve est faite qu’une petite caste de vautours (moins de cent noms co-dirigent les Conseils d’administration du CAC 40, révélait une étude récente) , une caste plus ou moins labellisée UMP, est en train de faire main basse sur l’État, ses grands services et ses annexes en se partageant des sommes folles alors qu’on impose sacrifices sur sacrifices aux plus grand nombre, qu’on chipote la moindre aide aux plus démunis. On se croirait en 1788 ! L’avidité des privilégiés sera vécue par le plus grand nombre comme une insulte, un défi à relever.
Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 20 janvier 2010.
Ce livre est à lire. Déjà par la masse des informations qu’il contient, ensuite par la dénonciation (à partir d’éléments particulièrement probants et démonstratifs) de la logique mortifère du capitalisme. Enfin par les pistes d’actions- de haute teneur civilisationnelle - qu’il suggère. Même si l’on peut en contester certaines. Une critique prenant certainement sa source dans une appréciation différente non pas des dégâts provoqués à la nature et aux hommes mais de la logique propre du capitalisme.
Présentée comme une crise "financière" du fait de ses origines apparentes, cette crise, qui s’inscrit dans un long processus de crises du capitalisme alternant avec des périodes d’embellie, touche l’économie tout entière, voire la société tout entière, en mettant à nouveau sur le devant de la scène la question du rapport de forces entre l’économique et le politique. Une crise sans précédent du fait de son ampleur, mais aussi du fait du nouveau visage du capitalisme mondialisé, du fait de son interconnexion avec une série d’autres crises comme la crise énergétique et la crise alimentaire.
