Depuis les dernières élections est intervenu un événement majeur, la crise globale, mondialisée dans laquelle la politique des classes dominantes a plongé la planète. Cette crise touche toute la population. Ici, les licenciements chez Altis, la menace de fermeture de l’usine en sont une brutale démonstration. C’est aussi Helio Corbeil qui est menacé. L'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare, va continuer d’aggraver le recul des conditions de vie de la grande majorité de la population.
Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelles que soient par ailleurs les divergences entre les différentes composantes de l’unité que nous voulons construire, nous souhaitons que notre regroupement aide le monde du travail à faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.
La mairie que nous voulons les uns et les autres devrait être un cadre de solidarité, d’entre-aide, d’organisation, de mobilisation de la population pour de meilleures conditions de travail et de vie.
Ce n’est pas à la population de Corbeil de payer la dette laissée par Dassault et au nom de laquelle ont été sacrifiés les services publics dont la ville a besoin.
Le NPA souhaite s’associer à la démarche unitaire engagée par le PCF, le Parti de Gauche, Lutte ouvrière et la Ville ensemble, démarche indépendante du PS. Les trois camarades signataires de cette lettre sont mandatés par le comité de Corbeil pour représenter le NPA sur la liste. Au second tour, le NPA se battra pour faire gagner la gauche et empêcher les amis de Dassault de rester à la mairie. Cela veut dire que nous sommes favorable à une fusion des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant des gens venant du centre ou de la droite. Si la liste Faisons la ville ensemble n’était pas en tête des listes de gauche au premier tour, en fonction des discussions entre les deux tours entre ces différentes forces, les élus de la liste « Faisons la ville ensemble » pourraient être conduits à conserver leur liberté totale de vote en particulier sur les questions budgétaires.
« Faisons vivre la ville ensemble » est porteuse d’un nouvel espoir, nous voudrions contribuer à ce que ces élections soient l’occasion d’une mobilisation démocratique au cœur des classes populaires de Corbeil indispensable pour pouvoir faire face aux difficultés présentes et à venir.

Elsa Alonso, Jeanne Bordelet, Laurent Edon