A lire sur le blog de Franck Boissier (Parti de gauche) : A Corbeil le PS et les Verts créent encore la désunion à gauche
Par pcf-corbeil le vendredi, 9 octobre 2009 - Corbeil-Essonnes

Le suppléant de Valls à l'assemblée nationale a déposé ce mercredi 7 octobre un recours au tribunal administratif contre l'élection du candidat UMP Jean-Pierre Bechter, bras droit de l'ancien maire Serge Dassault. D'après le journal le Parisien du 8 octobre, les Verts soutiennent le recours du PS mais pas celui de Michel Nouaille. Depuis plusieurs jours le candidat tête de liste de la liste d'union de gauche, Michel Nouaille, leur a fait une proposition unitaire, comme l'avait fait Bruno Piriou l'année dernière, pour qu'ensemble nous puissions porter un recours unique au lieu d'en faire plusieurs séparément et de garder cette unité que nous portons depuis le début.

Je ne vous cacherai pas que cet article est un coup de gueule, la soupape cède, après les agissements des "partenaires" que sont Dasilva et Picard.
Comme à leurs habitudes, Carlos Da Silva et Manuel Valls ne l'entendent pas de cette façon. Voulant absolument être vu comme la seule alternative à Serge Dassault, ils mettent en oeuvre tous les tours de passe-passe afin de ne pas construire une alternative constructive avec les autres partis de gauche présents sur la ville de Corbeil-Essonnes. Quant aux Verts on a l'impression qu'ils vont la ou ils pensent que leurs intérêts se portent le mieux, hier avec le PCF, puis seul, aujourd'hui avec le PS, peut être demain avec le Modem. Qui sait ? Cela c'est vu ailleurs, pourquoi pas à Corbeil-Essonnes !
A tout cela je dis ça suffit comme ça ! Quelle est cette attitude du PS et des Verts ? Qui sont ces gens qui n'entendent pas le cri des corbeil-essonnois qui souffrent et qui demandent l'union pour battre la droite ?
Constatant une nouvelle fois cette désunion. Nous ! Les colistiers de Michel Nouaille de la liste d'u premier tour, mais aussi des colistiers de Carlos Dasilva, mais surtout de nombreux citoyens, avons porté notre recours ce jour au tribunal administratif de Versailles. Pourquoi ? Parceque nous avons plus d'éléments, parceque nous avons déjà l'expérience de cette procédure.
Agacé par ces pitreries de grands enfants gâtés dégoulinant d'irresponsabilité, je vais faire un petit retour sur cette historique de désunion. Souvenez-vous !
Déjà pour l'élection municipale de mars 2008, alors que le PCF, les Verts et LO étaient unis dans une même liste, Carlos Da silva leader du PS faisait cavalier seul en refusant toute rencontre avec la liste d'union. Je ne vous rappellerai pas la campagne de cette élection tellement elle fut ignoble autant de la part de la droite que du PS à l'encontre de la liste dont je faisais parti. La liste PS fut battu au premier tour de plus de 10 points et dû se résigner à rejoindre la liste d'union menée à l'époque par le communiste Bruno Piriou.
Suite à cette élection. Et après que nous ayons perdu, toute la gauche et pas uniquement le PCF, de quelques 170 voix face à Dassault. DaSilva et Valls avaient refusé de participer au recours en annulation mené par Bruno Piriou. Ni dans l'organisation, ni dans le financement, et qui a quand même couté 22000€. Merci l'unité !
Dernièrement pour l'élection municipale partielle, qui a pu se faire grâce au recours mené par la liste de "LaVillensemble" et Bruno Piriou, et dont ce dernier a été privé de candidature car inéligible, de même pour Dassault. Élections décidées par le préfet les 27 septembre et 4 octobre dernier. Cette fois si, tous nous aurions pu espérer que Carlos Dasilva le candidat PS, battu par la liste de Bruno Piriou au 1er tour de mars 2008, puisse enfin comprendre que le moment de l'union était venu et que les aspirations personnelles devaient être mise de coté dans l'intérêt général des habitants de Corbeil-Essonnes. Et NON ! Encore une nouvelle fois de plus, le PS décide de ne pas faire l'union et de partir seul, alors que la liste mené par Michel Nouaille, communiste, rassemble plus que l'année précédente avec le Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Lutte Ouvrière, l'association "LaVillensemble" et le groupe de réflexion "La paix Sociale" et nombre de citoyens. Carlos Dasilva et son mentor Manuel Valls, député-maire d'Evry, décident de mettre leur ambition hégémonique de leur parti en avant au détriment de l'avenir des corbeil-essonnois. Encore merci l'union !
Les Verts de leur coté, gonflés par les résultats des élections européennes et par la tête de Jacques Picard qui n'a toujours pas digéré de ne pas avoir été choisi par les militants de LaVillensemble, du PG, du NPA et de LO comme tête de liste. Il avait déclaré que nous avons tous été emberlificoté par le PCF. Allons voyons Jacques ! Tu y crois vraiment quand tu le dis ? Du coup les Verts décident de partir de leur coté en pensant faire "le coup de Montreuil", dixit Jacques Picard. Résultat le 27 septembre, 7,7%. C'était bien la peine de faire tout ce cinéma et d'avoir entrainé les copains écologistes dans cette pantomime.
Résultat de tous ça, la gauche est divisée au 1er tour mais c'est surtout les citoyens de la deuxième ville de l'Essonne qui ne comprennent pas l'attitude de la gauche. Ils iront même jusqu'à le reprocher aux militants de la liste menée par Michel Nouaille alors que nous étions les seuls à vouloir une union solide et claire. Mais quand dans un mariage la mariée ne dit pas oui, on ne peux pas procéder à l'union. Nous avons tout fait, la marié n'a pas voulu ! Les ambitions politiciennes des appareils du PS et des Verts ont été trop fortes. Ah, politique politicienne quand tu nous tiens !
Dimanche 27 septembre 2009, au soir des résultats il est indéniable que malgré les insultes, les pressions, les coup bas de plusieurs listes, et pas que de la droite, subis pendant la campagne d'avant 1er tour, la liste en tête de la gauche est bien celle qui fut la plus claire dans son discours, celle menée par Michel Nouaille. Malgré cela, Les Verts et le PS, par l'intermédiaire de Jacques Picard et Carlos Da Silva ont mené des pressions fortes pour que dans la fusion des trois listes des personnes ayant participé à la gestion de la ville avec Serge Dassault, présent sur la liste du PS, soient intégrées dans la liste d'union de gauche du second tour. Et oui, Jacques Picard n'était pas contre l'idée de voir Bernadette Lesage, ancienne adjointe de Dassault, sur la liste de deuxième tour, confirmation par deux fois de sa part dans deux conversations téléphoniques avec moi. Michel Nouaille et ses colistiers, dont moi, ayant eu une ligne clairement à gauche ont refusé cette approche de "tous pareil" voulu par une certaine ligne du PS et des Verts qui confondent toutes les idéologies dans le seul but d'obtenir des places. Il est venu aussi sur la table, de la part du PS et des Verts, le fait que l'on ne dise pas que l'on augmenterait pas les impôts. Réponse de notre part, "Ce n'est pas à la population de payer la crise", donc pas d'augmentation. C'est clair, NON ?
Entre les deux tours, Carlos Da Silva diffuse un tract faisant allégeance à Serge Dassault et n'étant somme toute pas vraiment dans la ligné d'une unité exemplaire. Jacques Picard, lui même très grand unitaire de la gauche, envoi un signe fort à ses électeurs en décidant de se porter dernier de la liste, pour des raisons personnelles. En cela je me pose une question. Comment peut on vouloir être le maire de la ville, en étant tête de liste au 1er tour et ne plus vouloir gérer la ville après une fusion qui a toutes les chances de gagner la ville au second tour ?
La liste menée par Michel Nouaille au second tour et qui rassemble toute la gauche de Corbeil-Essonnes, perd de 27 voix face à la droite mené par l'homme de paille de Serge Dassault. Je ne vous parlerai pas ici de ce que la droite a diffusé comme tracts insultants créant la peur et un climat d'insécurité si la liste de Michel Nouaille est élue, car cela a largement était publier ailleurs. Mais je vais vous parler de l'attitude des membres du PS local, qui par exemple n'ont pas une seule fois applaudi Michel Nouaille lors de son discours à l'hotel de ville alors qu'une grande partie des citoyens présents acclamait notre volonté de continuer à se battre contre ce système Dassault. Pas un seul socialiste de Corbeil avec nous au local de campagne pour partager notre désarroi après cette triste nouvelle. Heureusement que des socialistes, d'autres villes, plus unitaires étaient présents. Merci à eux ! Encore une fois l'histoire de 2008 se répète, les mêmes font les mêmes choses.
Aujourd'hui, voila que le PS et les Verts font cavalier seuls pour mener un recours sur cette élection partielle. Encore une question me vient à l'esprit. Pourquoi Carlos DaSilva fait-il un recours contre la droite alors que dans sa liste il y avait des personnes qui ont mené la même politique que celle qui sera mené par Jean-Pierre Bechter et Serge Dassaut ? Pourquoi fait-il un recours alors qu'il est d'accord avec le travail mené par Serge Dassault depuis plusieurs années ? (Cf: hôpital, vidéo-surveillance etc ...) Ce recours n'est-il pas tout simplement un effet de communication pour faire parler de lui, une nouvelle fois ? Ce recours n'est-il pas une nouvelle façon de dénigrer le travail de la liste de gauche arrivée en tête ? Et de toute évidence vouloir se porter comme leadership de la gauche à Corbeil-Essonnes avec comme seul faire valoir les Verts et leur 7.7%.
Pour ma part, je suis favorable à un recours dans lequel les citoyens de Corbeil-Essonnes sont impliqués. Pourquoi ? Parcequ'une nouvelle fois la république et la démocratie ont été bafoué. Et qu'il est de notre devoir de citoyen de faire respecter la république et toutes ses institutions. Il faut qu'a Corbeil-Essonnes il y ait des élections strictement conformes aux lois de notre République.
Je regrette beaucoup les magouilles du PS et de Jacques Picard pour saborder les autres partis de gauche de Corbeil-Essonnes en ne ramenant notre liste du 1Er tour qu'a une représentation communiste. Leur volonté hégémonique commune de vouloir le pouvoir à eux seuls est très critiquable car elle n'est pas porteuse d'espoir pour l'union de la gauche. Cela ne dénote pas d'une bonne démarche démocratique en mettant à l'écart une bonne partie de la population de gauche. Les citoyens jugerons ! Les appareils politiques se nourrissent d'élus et ces deux partis en ont besoin pour exister.
A mon propos. Je ne cherche pas de "place" si non je ne me serai pas désisté et retrouvé en 37é place, donc inéligible, à cette dernière élection et 43é à celle de mars 2008. Je ne cherche pas un poste à la mairie, j'ai un emploi qui me convient et qui me suffit pour subvenir aux besoins de ma famille. J'ai la chance de pouvoir travailler depuis plus de vingt ans. Je n'ai pas d'ambition personnelle en politique sauf celle qu'une république sociale puisse un jour voir le jour. Si je fais de la politique c'est pour le bien de mes concitoyens et des générations futures car le seul moyen de changer le monde et de pouvoir mettre en place une vraie solidarité, une justice sociale, une démocratie sans faille et dans un autre système que celui imposé par le capitalisme, pour cela il faut passer par les urnes et par la gestion de la cité. J'en suis conscient et je milite pour !
En conclusion. Autant Carlos Dasilva, Manuel Valls que Jacques Picard font de l'anti-communisme primaire. Nombre de fois ou j'ai eu des conversations avec Jacques ou celui-ci sort les plus absurdes idées sur le communisme d'aujourd'hui en y faisant référence à celui d'autre pays et d'autre époque, j'ai été à chaque fois outré et il l'a bien compris. La liste menée par Michel Nouaille au 1er tour était diverses dans sa composition et ne comportait que 6 communistes sur 43 et nous étions 6 du Parti de Gauche, 2 du NPA et 2 de LO, comme liste à dominante communiste laissé moi rire. Je ne suis pas communiste mais je ne leur crache pas dessus, je suis au Parti de Gauche et mon idéologie de société est la république sociale, je respectent les communistes comme ils me respectent et comme tous ceux qui font de même. Je partage de nombreuses idées avec eux comme j'en partage avec d'autres camarades de la gauche avec qui j'ai plaisir à militer et échanger des idées. Or aujourd'hui le PS local et Jacques Picard n'ont pas fait preuve de respectabilité vis à vis de moi, de ma famille, de mes colistiers et des citoyens. Je le regrette beaucoup ! Mais c'est leurs choix ! Pas le mien.
J'invite les copains écologistes et socialistes à se défaire de ces personnages qui ne portent en eux que la nuée de la défaite de la gauche corbeil-essonnoise. Les camarades du PCF, du PG, du NPA et de LO, ne peuvent assumer seuls la défaites, Carlos Dasilva, Manuel Valls et Jacques Picard en portent à mon avis une grande part de responsabilité.
Franck Boissier
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Commentaires
Simplement, Bravo!
Il fallait que tout cela soit dit, porté à la connaissance des citoyens , des honnêtes gens qui vivent durement les conséquences de ces magouilles,caricatures de l'activité politique, pour la seule satisfaction d'ambitions personnelles de politiciens dépourvus de toute éthique, de sens de l'honneur que "sont ces petits télégraphistes" du PS et des verts sur Corbeil.
Ici, c'est même écrit.
Que soient nombreux les citoyens de Corbeil, et d'ailleurs, pour le lire, le faire lire et le mémoriser.
Merci.
Rogerr
Une inquiétude tout de même, qui n'annule en rien ce que dit Franck dans son article: à Corbeil-Essonnes, comme ailleurs, les électeurs de gauche (c'est comme ça qu'ils se définissent le plus souvent, sans référence à un parti précis) sont-ils tous des suppôts de la politique droitière du PS, exprimée par Carlos Da Silva, Manuel Valls ou d'autres? Autant cela est vrai pour grand nombre de "cadres", j'ai du mal à croire que nos concitoyens approuvent cette politique qui dénature la "gauche" dont ils se disent électeurs. Même chose pour les Verts: lorsque nous avions travaillé avec eux en 2008, mais aussi dans des luttes quotidiennes, militants et sympathisants Verts donnaient l'impression de personnes honnêtes, de gauche, non comme des partisans de la ligne du "plus offrant" ou de celle, encore plus nuisible, de Cohn-Bendit et de Voynet. Or, bon nombre de ces électeurs, que je distingue toujours des militants ou des cadres de leurs partis, se sont abstenus *aussi* au 2e tour de 2009, comme ils l'avaient fait au 1er tour. Dans une ville comme la nôtre, où la gauche, pour utiliser le terme courant français, obtient à toutes les élections 55% et plus, ou au référendum européen de 2005 le NON l'avait emporté avec une large majorité, au grand dam des Dassaults et du PS officiel, une telle abstention de la part de nos électeurs m'inquiète. Et me conduit à chercher comment la gauche, celle qui, comme le dit si bien Franck, a refusé les "petits arrangements" avec la droite, pourrait fidéliser son électorat. La droite l'a fait, de façon grotesque (cf. le Petit Père avec le couteau entre les dents!!!), mais sûre. La gauche, qui n'utilise ni la magouille, ni le dénigrement, ni la trahison, ni le donnant-donnant, doit maintenant trouver les moyens de parler aux Corbeil-Essonnois. Bien au delà du recours. Pour les 4 ans à venir, mais aussi, et surtout, pour chaque jour qui vient. Afin que les temps qui nous attendent ne soient pas un tunnel, jusqu'aux prochaines élections.