a ministre de l’Outre-mer, Madame Marie-Luce Penchard a déclaré samedi lors d’un meeting en Guadeloupe qu’elle "n’a envie de servir qu’une population, la population guadeloupéenne". Ces propos sont intolérables, parce qu’ils sont porteurs d’une vision néfaste de mise en concurrence des territoires de l’Outre-mer. Cette déclaration flirte dangereusement avec le clientélisme. Il s’agit d’un jeu dangereux auquel le Président de la République, garant de l’égalité de tous, doit sans tarder mettre un terme. Rien ne peut en effet justifier de tels propos quand le rôle d’un ministre est de travailler au bien commun. Tous les territoires, départements et collectivités d’outre-mer, et chacun dans leur spécificité, sont confrontés aux mêmes problèmes : la vie chère, le chômage massif, la dépendance économique, des discriminations insupportables. C’est vers la satisfaction des exigences portées avec force lors du mouvement social de 2009 que doivent travailler la ministre et le gouvernement. Ces déclarations n’en sont que plus préoccupantes.

Parti communiste français

Paris, le 17 février 2010.